Sun in Your Head

André Almuró, une cinégraphie homosexuelle radicale

vendredi 7 décembre 2007 à 20 h 30

projections suivies d’une discussion

en présence d’André Almuró.

programmation et présentation de la séance par Kantuta Quiros et Aliocha Imhoff de l’association Le peuple qui manque.

Inventeur avec Jean-Luc Guionnet d’un cinéma hap­ti­que, cinéma du tou­cher, où la caméra non plus guidée par l’œil mais par le bras seul des actants à la fois fil­meurs et filmés, pénè­tre de façon sen­so­rielle au cœur des corps et des agen­ce­ments de son désir, le cinéma en super 8 d’André Almuró, par ailleurs com­po­si­teur de musi­ques électroacoustiques, cons­ti­tue cer­tai­ne­ment l’une des recher­ches les plus abou­ties d’un lan­gage ciné­ma­to­gra­phi­que spé­ci­fi­que­ment mas­cu­lin et homo­sexuel.
Ses films qu’il réa­lise depuis 1978, dans le miroi­te­ment de la miné­ra­lité des peaux, dans le fré­mis­se­ment sculp­tu­ral de la ren­contre, cons­ti­tuent une expé­rience unique de vision orga­ni­que. K. Q. & A. I.

JPEG - 30.8 ko
Continuum (extrait)
de André Almuró

« Entre deux hommes, un cinéma d’orgasme et de désir au bord de la syn­cope, une ten­ta­tive d’accor­der la jouis­sance du corps à la jouis­sance de l’acte de filmer, ten­ta­tive quel­que part « impos­si­ble » mais ô com­bien fas­ci­nante et digne du plus haut inté­rêt, car issue du plus grand risque, celui de la vie même ».

Christian André Almuró est né en 1927. Après de pre­miè­res recher­ches sono­res à partir de 1947, il devient pro­duc­teur de radio à la Radiodiffusion fran­çaise (RDF) en 1950. Il com­pose sur des textes de Jean Cocteau, Pablo Picasso, Eugène Ionesco, Jean Genet, Julien Gracq, Jules Supervielle et la pièce Fièvre de marbre pour le ballet de Maurice Béjart. En 1957, année où il ren­contre le jeune Pierre Clémenti dont il fût un temps le Pygmalion, il intè­gre le Groupe de recher­ches musi­ca­les de l’ORTF. À partir de 1973, il ensei­gne à la Faculté Paris I Sorbonne. En 1976, il pré­sente sa pre­mière action per­for­mance Partition avec Ange Leccia et fonde le groupe Son-Image-Corps avec ses étudiants. En 1978, il réa­lise son pre­mier film, Cortège (musi­que de Ph. Jubard), qui sera suivi par plus de 30 autres, et s’oriente très vite vers un cinéma déli­bé­ré­ment hap­ti­que. En 2002, il publie L’œil Pinéal, Pour une ciné­gra­phie aux éditions Paris-Expérimental.

 Films pré­sen­tés :

  • Cortège (1978, 34’)
  • Alliage (1985, 21’)
  • Point Vélique (1986, 7’)
  • Corps intérieur (1988, 8’)

Informations

Une collaboration avec l’association Le peuple qui manque

Accès libre, dans la limite des places disponibles.

Partager

Haut de page