Psychanalyse

Folie et création la compatibilité précaire de la « folie » avec la création artistique : l’écrivain suisse Robert Walser et l’écriture des « microgrammes »

mardi 24 avril 2007 à 20 h

par Lucile Charliac, psychanalyste, Paris

L’aptitude des psychotiques à s’intégrer ou à s’affirmer socialement, et à être reconnus dans l’accomplissement d’une œuvre utile ou valorisée, est extrêmement variable. Lacan rend compte de cette diversité par l’existence, chez certains psychotiques, d’une fonction de suppléance qu’il appelle « sinthome » et qui lui a été suggérée par l’œuvre de l’écrivain James Joyce. Je me propose d’apporter un éclairage de cette fonction en m’appuyant sur les textes de Robert Walser.
L. C.

Raisons de la folie

« La folie a ses raisons que la raison ne connaît pas. » En substituant « folie » à « cœur » dans un adage bien connu, nous saisirons la spécificité de l’approche de la folie par la psychanalyse. Elle n’est ni un désordre mental, ni un chaos de la pensée comme l’a pensé la philosophie ni une déficience de l’être comme l’a postulé la psychiatrie du XIXe siècle. Il existe au contraire une logique originale de la folie, multiple et reconnaissable à condition de savoir entendre ce que personne n’avait déchiffré avant Freud : la subjectivité du délire, la mise au jour d’une « solution élégante ». (Lacan).
G. M.

Informations

La programmation du cycle est proposée par Geneviève Morel, psychanalyste, conseillère à Savoirs et clinique, revue de psychanalyse. Dernières publications : Clinique du suicide éd. ERES, 2002 ; Ambiguïté sexuelles-Sexuation et psychose éd. Economica, 2000

Entrée libre

Partager

Haut de page