Psychanalyse

L’anorexie mentale et la structure du désir

mardi 21 novembre 2006 à 20 h

par Lucile Charliac, psychanalyste, Paris

La référence clinique à l’anorexie a, dans l’enseignement de Lacan, une fonction pédagogique privilégiée. Elle permet d’appréhender la structure de manque essentielle au désir et les affinités de son objet avec le « rien ». Elle rend plus aisée la lecture de certains exemples empruntés à la clinique freudienne et contribue à éclairer l’idée de Lacan selon laquelle le désir de l’hystérique est un désir insatisfait.

L. C.

Ce qui cause le désir

On croit savoir ce que l’on désire comme ce que l’on aime mais l’on se trompe ! Seul le fétichiste, qui perd ses moyens s’il ne possède pas telle chaussure de femme ou tel accessoire bien précis, a un aperçu lucide sur son désir. L’homme et la femme « normaux » errent : chacun parle de son « type » de partenaire, croyant désirer ses idéaux. Hélas ! Il leur faut souvent déchanter : la jeune fille bien élevée aime les « mauvais garçons » et l’intellectuel préfère les « bimbos » aux femmes savantes. La cause du désir, selon Lacan, est ce détail désirable dont nous ne voulons rien savoir mais qui nous mène par le bout du nez.

G. M.

Informations

La programmation du cycle est proposée par Geneviève Morel, psychanalyste, conseillère à Savoirs et clinique, revue de psychanalyse. Dernières publications : Clinique du suicide éd. ERES,2002 ; Ambiguïté sexuelles-Sexuation et psychose éd. Economica, 2000

Entrée libre

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