Écran social

Le droit à la folie

mercredi 14 janvier 2009 à 20 h 30

Insurgés du corps ! Art en action

en présence de Jean-Claude Polack (psychanalyste et directeur de publication de la revue Chimères), François Pain et Violeta Salvatiera (chercheuse en danse).

Focus sur l’expérience-La Borde, dont le projet, utopie libertaire, révolution permanente, laboratoire des mouvements artistiques et politiques des années 1960-1970, des pratiques sociales et thérapeutiques innovantes et critique de la société toute entière, fut de traiter la folie différemment.
La clinique de la Borde fondée par Jean Oury et par un groupe de jeunes psychiatres, influencé par la révolution psychiatrique des années 40, puis par mai 68, a cherché "à faire vivre les malades tout en les guérissant". Ce mouvement, dont le psychanalyste Félix Guattari fut une vibrante figure, prenait en compte la dimension créatrice et productive de la folie, et redessinait, en s’arrachant aux dimensions répressives de la psychiatrie traditionnelle et au conformisme psychanalytique, de nouveaux rapports entre soignants et soignés. Remettant en cause les hiérarchies, les divisions du travail, il plaçait l’institution comme centre du dispositif thérapeutique.

La Borde ou le droit à la folie d’Igor Barrère (1977, 60’)

La Borde ou le droit à la folie est une lumineuse balade à la clinique La Borde, qui nous mène à la rencontre des malades, de Jean Oury ou de Guattari et d’une vie collective en train de s’inventer. Des réunions de parole, autour du film en train de se faire, le temps qui coule, une certaine forme de douceur, l’utopie palpable ordonnent la mise en scène du film.

Min Tanaka à la Borde de Joséphine Guattari et François Pain (1986, 25’)

“Ensemble nous incarnons un seul corps qui n’appartient à personne, le corps de la terre” Min Tanaka. « Variation atmosphérique », « molécule imperceptible », depuis son « laboratoire de météorologie du corps », le grand danseur japonais butô Tanaka Min, à la fois humain et animal, minéral et végétal, enfant et vieillard, fou et mendiant, suscite l’émotion des résidents de La Borde, et offre, par sa danse chaosmique, une expérience unique qui touche au plus près l’inconscient collectif et les forces secrètes de l’univers. François Pain est réalisateur et auteur de nombreux films liés aux expériences de psychiatrie alternative. Grand complice de Félix Guattari, il a travaillé durant sept ans à la clinique de La Borde. Il participe à l’épopée des radios libres (1977/1981), cofondateur de la Fédération de Radios Libres Non Commerciales et de Radio Tomate. Cofondateur de “Canal Déchaîné” (1991) et de “Chaosmédia”, (1994) associations dont le but est de développer une réflexion théorique sur le thème des médias, ainsi qu’une approche différente de la production et de la diffusion audiovisuelle.

Textes : Kantuta Quiros & Aliocha Imhoff

Informations

Projections suivies d’une discussion.

Une collaboration entre la Maison populaire, le cinéma Le Méliès et l’association Le Peuple qui manque (www.lepeuplequimanque.org).

Les séances ont lieu à 20 heures. Pour des raisons relatives à la disponibilité du film, vérifier qu’elles ont bien lieu, ainsi que l’horaire qui peut varier selon la durée de la projection, auprès du cinéma Le Méliès 01 48 58 90 13, ou de la Maison Populaire de Montreuil 01 42 87 08 68 / www.maisonpop.fr.

Pour la projection un droit d’entrée est perçu : - tarif plein : 5,50 euros - tarif carte passion et - de 25 ans : 4,35 euros (réservé aux Montreuillois, aux habitants du 20ème arrondissement, et aux adhérents Renc’Art munis de leur carte, chômeurs) - carnet de 10 places : 39 euros

La rencontre a lieu ensuite, l’entrée y est libre et gratuite dans la limite des places disponibles.

Au cinéma Georges Méliès Centre commercial M° Croix-de-Chavaux (ligne 9) 93100 Montreuil

Pour plus d’informations sur les écrans : Annie Agopian

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