Madame la Baronne était plutôt maniérée, assez rococo et totalement baroque


 Détails des expositions

©© TVM
Proposition d’Émilie Renard, année 2006.

Les trois expositions sont autant de tentatives de dresser le portrait de la Baronne de Mira Phalaina. Ce titre excessif décrit un personnage au caractère outrancier, frôlant la caricature et l’autodérision. Cette femme n’est pas aristocrate, elle est simplement baronne des expositions comme on est un « baron de la finance ». Son titre de noblesse, signe distinctif à la fois révérencieux et désuet, désigne un personnage inaccessible, mythique et quelque peu suranné.

Transposé dans le format d’une exposition, l’aspect baroque des procédés artistiques déployés pour portraiturer la baronne est plus proche de la définition qu’en donne Borgès que de l’esthétique précise de cet art de l’Europe du 17ème siècle. De cette période, il s’agira plutôt de puiser certaines bizarreries, un goût pour la complexité, l’ornementation et les postures outrées. Ici, le baroque est un style transhistorique. Il se manifeste dans un art qui abuse de ses procédés stylistiques, use immodérément de maniérismes de fabrique, se distingue par une sophistication matérialiste et son souci du détail, ne craint pas la dépense, renouvelle ses sources d’inspiration, épuise ses moyens de production et enfin, frise une forme d’humour sur ses propres impasses.

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