Sun in Your Head

Pionnières féministes du cinéma expérimental français

vendredi 12 octobre 2007 à 20 h 30

projections suivies d’une discussion

en présence des réalisatrices, Michka Gorki, Anne-Marie Faure, Danielle Jaeggi (sous réserve) et Hélène Fleckinger, doctorante en cinéma, université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

programmation et présentation de la séance par Kantuta Quiros et Aliocha Imhoff de l’association Le peuple qui manque.

« Le regard des femmes, on ne le connaît pas », écrivait Viviane Forrester en 1976.

Avec cette première séance consacrée aux pionnières du cinéma d’essai et expérimental féministe français, ce cycle s’ouvre par le geste inaugural porté par trois réalisatrices de « découper, déchiffrer et inventer » le monde, exauçant le souhait de ces années-là de chercher « collectivement et individuellement un langage féminin ». Simultanément aux cinéastes et collectifs qui filmeront directement les luttes des femmes, certaines tenteront d’inventer une nouvelle façon de produire des images. C’est ainsi que le regard jusque-là par trop absent des femmes se déploie, venant « changer qualitativement de mots et de pensées, pour amener un contenu vraiment révolutionnaire » à leurs films. « (...) j’ai le désir que femmes et hommes changent. Comme commencement à une beauté autre », disait alors Danielle Jaeggi.

Programme

  Sorcières-camarades de Danielle Jaeggi (France, 1972, 10 min)
« Un film sur les femmes / Un film par des femmes / Un film pour les femmes / Avec une caméra d’homme. Un jour des femmes verront ces images de notre triste survie et se demanderont comment nous avons pu la supporter. » (extrait)

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Sorcières-camarades (extrait)
de Danielle Jaeggi

  Un Geste en moi de Danielle Jaeggi (France, 1978, 20 min)
« (...) Entraîneuse de pères - Folle les seins en l’air - Nymphomane familière - Hystérique toque. Images de femmes. Elles collent de partout. S’en débattre en connaissance de sexe. » Danielle Jaeggi, Paroles... elles tournent !, 1976
« Dans la société capitaliste, tout est basé sur l’aliénation, sur le fait que l’on existe par le regard des autres. » (extrait)

  Interprétations de Michka Gorki (France, 1975, 11 min)
« L’infirmité des illusions
L’aliénation continuelle d’agressions imprévues
L’impunité d’une foule anonyme forte d’une cohésion de lâcheté
L’impuissance face à l’irrémédiable.
Maitriser ses révoltes fulgurantes
À chacun sa bêtise, bien personnelle, bien limitée. »
(Extrait)
« J’ai réalisé un film dans lequel j’ai hurlé mes révoltes de femme, de comédienne aculée à la folie pour ne pas vouloir jouer le jeu de la bestialité de la société » Michka Gorki, Paroles... elles tournent !, 1976

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interprétations (extrait
Michka Gorki

  Malédictines de Anne-Marie Faure (France, 1975, 14 min [sous réserve])
Film expérimental sur le corps féminin. Vidéo collective, vécue, filmée et montée par cinq femmes.

Informations

Séance conçue grâce à l’aide précieuse d’Hélène Fleckinger.
Une collaboration avec l’association Le peuple qui manque

À la Maison populaire
Accès libre, dans la limite des places disponibles.

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