Psychanalyse

Rebecca, ôte ta robe, tu n’es plus fiancée

Mardi 16 mai 2006 à 20 h

par Diane Watteau, maître de conférences en Arts plastiques

Elisabeth, un beau cas fémi­nin de Freud, souf­fre du haut de la cuisse. La zone hys­té­ro­gène est la conver­sion de la jambe enflée du père qu’il posait sur la cuisse d’Elisabeth. Le corps joue une scène pour Freud.

Dans l’art contem­po­rain, les femmes qui s’adon­nent à la fic­tion emprun­tent aux per­son­na­ges de la lit­té­ra­ture ou d’autres champs une autre iden­tité qui redou­ble cette énigme fémi­nine qui héris­sait Freud. La femme s’embrouille dans des Je plu­riels et des fic­tions plus ou moins spec­ta­cu­lai­res (Véronique Aubouy s’engage « à vie » avec La Recherche du temps perdu de Marcel Proust, Hanna Darboven, Valérie Mrejen). Tandis que d’autres s’achar­nent à rece­voir un secret de volon­tai­res (Elodie Pong, Gillian Wearing) ou « créent » des ren­contres (Sylvie Blocher, Agnès Varda). « Que veut une femme ? » Entre fan­tasme et vérité, témoi­gna­ges et jeux, dépla­cer le désir en l’orga­ni­sant en fan­tasme illus­tre par­fai­te­ment la logi­que de Lacan du « vol de jouis­sance » : la jouis­sance est tou­jours la jouis­sance de l’Autre, impu­tée à l’Autre. Une forme de jouis­sance d’espoir de jouis­sance entre­rait en jeu dans l’art contem­po­rain fémi­nin ?

Diane Watteau

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