Créations pédagogiques

Montreuil industries

du 24 septembre au 13 octobre
Exposition ARTEFACT
Vernissage le vendredi 24 septembre à partir de 18h30 à l’Hôtel de ville de Montreuil

Exposition des réalisations issues de l’atelier "Montreuil industrie, l’univers du travail..." mené par l’artiste Soraya Rhofir et les étudiants de BTS Communication Visuelle option Multimédia du lycée des métiers de la Communication Visuelle et de l’entreprise Eugénie Cotton.

Une rencontre créative entre artiste et étudiants liant le monde de l’art et celui de l’entreprise, sous la conduite pédagogique de Sophie robert et Soraya Rhofir en partenariat avec la Maison populaire.

Le Projet :
Le domaine des arts appli­qués lie le monde de l’art et celui de l’entre­prise, il s’agit d’explo­rer par la recher­che et la pra­ti­que les dif­fé­ren­ces et points com­muns entre la créa­tion gra­phi­que et la créa­tion artis­ti­que, deux modes de tra­vail dont les fina­li­tés dif­fè­rent mais dont les moyens employés peu­vent se recou­per, s’oppo­ser, s’enri­chir. Proche des préoc­cu­pa­tions des élèves, le tra­vail de l’artiste Soraya Rhofir ques­tionne l’image, l’esthé­ti­que, le style.

Les étapes :

Parcours urbain et ren­contres avec les pro­fes­sion­nels de l’image à Montreuil :
Il s’agit d‘abor­der l’his­toire des muta­tions urbai­nes ainsi que l’his­toire et l’actua­lité indus­trielle de la ville à tra­vers ces par­cours et ren­contres en entre­pri­ses qui sont l’occa­sion de récu­pé­rer des maté­riaux visuels (images, pic­to­gram­mes, etc …) et des maté­riaux concrets liés à l’impri­me­rie (chutes, pages de calage des machi­nes, outils désaf­fec­tés, encres, etc …) tout en obser­vant les tech­ni­ques pro­fes­sion­nel­les.

Géolocalisation des par­cours et inté­gra­tion des docu­ments sur la Métacarte :
Les docu­ments sono­res, visuels, tex­tuels, etc. récu­pé­rés auprès des entre­pri­ses ser­vent à rendre compte des recher­ches pré­pa­ra­toi­res à la réa­li­sa­tion du projet. Une étape à la fois ludi­que et péda­go­gi­que qui permet à plu­sieurs pro­jets dif­fé­rents de se ren­contrer à tra­vers l’uti­li­sa­tion d’un même outil libre. www.meta­map.fr
Il s’agira de tra­vailler les éléments récol­tés afin d’en faire des objets numé­ri­ques qui seront pla­cées dans des lieux par­ti­cu­liers de l’his­toire indus­trielle de Montreuil, sur la carte vir­tuelle. L’inté­gra­tion de ces docu­ments ou objets est un tra­vail de créa­tion.

L’ate­lier avec l’artiste :
Il s’agit dans l’ate­lier de réem­ployer les images pré­le­vées par les étudiants et les maté­riaux récu­pé­rés auprès des impri­meurs ainsi que les enre­gis­tre­ments sono­res ou vidéo réa­li­sés sur place. Ces objets, docu­ments, maté­riaux doi­vent garder une pré­sence, mais sont méta­mor­pho­sés, addi­tion­nés à d’autres éléments, remixés, et pré­sen­tés au public lors d’une expo­si­tion de groupe.

Les partis-pris :
Soraya Rhofir uti­lise les images publi­ci­tai­res ou pro­mo­tion­nel­les comme maté­riau de départ pour ses œuvres. Elle fait l’inven­taire d’images, icônes, vignet­tes en tout genre récu­pé­rées sur des paquets de céréa­les par exem­ple. Ce cata­lo­gue d’images et d’objets sélec­tion­nés tels que pochette de death metal, onda­ma­nia ou motifs écossais, forme le voca­bu­laire de base de son tra­vail.
Ses ins­tal­la­tions pren­nent la forme de col­la­ges visuels dans les­quels se pla­cent par­fois des « stan­dys », ces sil­houet­tes réa­lis­tes de per­son­na­ges à échelle un, objets héri­tés de tac­ti­ques mar­ke­ting suran­nées créant une illu­sion dont per­sonne n’est dupe et jouant habi­tuel­le­ment le rôle de pré­sen­toir à pros­pec­tus. L’artiste s’inté­resse à la qua­lité pic­tu­rale basse défi­ni­tion de ces images qui pré­sen­tent d’autres images, et les asso­cie selon des plans et des géo­mé­tries pré­cai­res.
Extraites de l’uni­vers ico­no­gra­phi­que d’une culture de super­mar­chés avec son lot d’ani­ma­tions com­mer­cia­les, d’impri­més publi­ci­tai­res et de mas­cot­tes à éditions illi­mi­tées, d’un uni­vers où l’objet per­son­ni­fié et le per­son­nage objec­tivé se don­nent la main, ces images satu­rées, une fois dis­so­ciées de leurs lieux de sur­pro­duc­tion natu­rels, sont ina­ni­mées et ne font plus illu­sion. Elles sont sujet­tes alors à divers arran­ge­ments et mani­pu­la­tions au-delà du bon ou du mau­vais goût, sans rien pour rame­ner ces diva­ga­tions esthé­ti­ques à une juste mesure…
Motifs sim­ples et gros­siers à la fois, ces col­la­ges ou reca­dra­ges d’images sont issus d’une esthé­ti­que gra­phi­que LIDL ou CORA. Selon l’artiste « ce qui est médio­cre est fami­lier, et est utile, il englobe tout, c’est le réel. »

Pédagogie et pro­ces­sus de créa­tion artis­ti­que :
La pré­sen­ta­tion de la démar­che de Soraya Rhofir, de son tra­vail plas­ti­que mul­ti­mé­dia est un point de départ pour abor­der des notions esthé­ti­ques liées à la pro­blé­ma­ti­que arts appli­qués / arts contem­po­rain.
La réfé­rence aux artis­tes usant d’un savoir faire « indus­triel » au ser­vice d’une œuvre (Le Bauhaus, Warhol, Duchamp, El Lissitzky, mais aussi Robert Filliou, Claude Closky, Mathieu Mercier, Lily Reynaud Dewar, Daniel Pflumm, Boris Ashour) permet aux élèves de conce­voir leur pro­duc­tion après dis­cus­sion et dans l’appré­hen­sion d’une cer­taine famille d’artis­tes pour les­quels arts et objets manu­fac­tu­rés ne sont pas si anta­go­nis­tes.

Le tra­vail de Soraya Rhofir jouant de la dégra­da­tion de l’image numé­ri­sée, et de sa réso­lu­tion, il est ques­tion d’abor­der l’image mul­ti­mé­dia dans son aspect pre­mier, gra­nu­leux et irré­solu, et de mani­pu­ler la matière pre­mière recueillie par les étudiants afin de pro­cé­der à divers réar­ran­ge­ments tech­ni­ques, acci­dents, « bugs », ouvrant ainsi vers des créa­tions dépas­sant le sup­port pre­mier.

Le tra­vail sur un format indus­triel de type affi­che, ou plus grand, pou­vant se décli­ner en poster, cou­ver­ture, pochette de disque permet aux étudiants de s’appro­prier un type de com­mu­ni­ca­tion en le détour­nant ou le dépas­sant, d’en connaî­tre les limi­tes à la manière de l’œuvre Cosmos de B. Ashour.

Les élèves réa­li­sent des tra­vaux en 2D ou en 3D : volu­mes de papier, pro­jec­tion, ani­ma­tion, démul­ti­pli­ca­tion, chan­ge­ment d’échelle, enva­his­se­ment, pro­li­fé­ra­tion, géo­mé­tri­sa­tion, figu­res com­plexes, tru­ca­ges, flous, pixel­li­sa­tions…
Ces for­ma­li­sa­tions pour­ront citer des tech­ni­ques indus­triel­les (décou­pa­ges, reliu­res, encra­ges) mais trans­po­sées dans une visée artis­ti­que, de manière à pro­blé­ma­ti­ser, ques­tion­ner, donner du sens, subli­mer.

Exposition :
La pré­sen­ta­tion des tra­vaux des étudiants se fera avec l’artiste par la mise en espace d’une ins­tal­la­tion col­lec­tive à l’hôtel de ville de Montreuil, salle PIC, ARTEFACT, du 24 sep­tem­bre au 13 octo­bre 2010.

Sorties :
Musée de l’his­toire vivante
Entreprise STIPA impri­meurs
Entreprise MadLight
Mozinor - SEMIMO
Patrimoine indus­triel du bas-Montreuil
Atelier de Pablo Feix
Galerie L’esca­lier
Studio Alabatros
Maison popu­laire

Portfolio

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Informations

Exposition à L’Hôtel de ville
1 place Jean Jaurès
93100 Montreuil

Métro ligne 9 - Mairie de Montreuil

Ouvert le lundi, mercredi, jeudi, vendredi 8 h 30 à 17 h, le mardi de 14 h à 18 h 45 et le samedi de 8 h 30 à 11 h 45

Entrée libre

Photos Sophie Robert

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