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Ciné dans le salon #4

Du lundi 3 au jeudi 13 mars 2014
Projection en continu d’une sélection de 3 vidéos d’artistes du fond de la collection départementale d’art contemporain de la Seine-Saint-Denis

Introspection de l’ordinaire pour une révélation hypnotique du quotidien. Le salon de la Maison pop accueille 3 vidéos d’artistes de la collection départementale d’art contemporain de la Seine-Saint-Denis, du Lundi 3 au Vendredi 13 mars 2014, en résonnance avec le premier volet de l’exposition Véritables préludes flasques : bruit rose au Centre d’art au Centre d’art.

VIDYA GASTALDON / JEAN-MICHEL WICKER / SIDNEY STUCKI
Centre point – 2000 - 13 min
Centre Point, dont le titre est une réfé­rence à un bâti­ment moder­niste lon­do­nien, est l’un des trois clips réa­li­sés en col­la­bo­ra­tion avec le DJ Sidney Stucki (avec Audi et Beyond Grinding Halt). Troisième de la série, il est le plus abs­trait, celui où les formes se déli­tent et s’épurent de toute réfé­rence au réel. L’effet est hyp­no­ti­que : les halos lumi­neux s’étalent sur la sur­face de pro­jec­tion à la façon d’un wall-pain­ting, entraî­nant les pen­sées avec elles. Centre Point est une pein­ture en mou­ve­ment dont les méta­mor­pho­ses sont intri­quées à la créa­tion sonore. Le tout ne fait plus qu’un et nous immerge dans un uni­vers où le mou­ve­ment est vie, où les formes se génè­rent, se fécondent et dis­pa­rais­sent l’une en l’autre. Dans ce mou­ve­ment la cou­leur est cen­trale, elle par­ti­cipe plei­ne­ment à l’hyp­nose en pro­dui­sant des tona­li­tés mixes, char­gées de nuan­ces et sour­ces de vibra­tions dans leurs trans­for­ma­tions. La vidéo semble isoler une cel­lule orga­ni­que de la mul­ti­pli­cité et mettre en scène la cho­ré­gra­phie du micro­sco­pi­que. Le mou­ve­ment, cen­tral dans l’image vidéo comme dans nos corps, dans le réel comme dans l’ima­gi­naire, nous immerge dans ce lieu commun. Projection fan­tas­ma­ti­que dans un climat apai­sant, dans une atmo­sphère confor­ta­ble sans périls pour les sen­si­bi­li­tés en éveil, Centre Point est une vidéo à regar­der en lâchant prise avec la quête de ration­na­lité, en s’aban­don­nant sans rete­nue.

Vidya Gastaldon, née en 1974, vit et tra­vaille à Genève.
Jean-Michel Wicker, né en 1970, vit et tra­vaille à Nice et à Turin.
Sidney Stucki, né en 1965, vit et tra­vaille à Genève.
Vidya Gastaldon et Jean-Michel Wicker ont com­mencé à col­la­bo­rer à l’issu de leurs études com­mu­nes à l’école des Beaux-Arts de Grenoble, et ont déve­loppé entre 1994 et 2001 un large projet nommé « psy­chic land­scape ». Leur tra­vail est ancré dans les mou­ve­ments de leur époque, techno, house, électro-mini­mal, mais s’ins­crit également dans des his­toi­res plus ancien­nes, comme celle du moder­nisme. Ils pro­dui­sent des formes, des espa­ces fic­tion­nels où s’entre­croi­sent désirs, plai­sirs et repré­sen­ta­tions idéa­les, intri­qués au monde sans pour autant le dési­gner lit­té­ra­le­ment. Leur col­la­bo­ra­tion s’est empa­rée de médiums artis­ti­ques diver­si­fiés, vidéo, son, confec­tions en laine, ins­tal­la­tions.

DORA GARCIA
The Breathing lesson – 2001 – 6 min
Si un entraî­ne­ment res­pi­ra­toire est pos­si­ble (comme du mou­ve­ment ou de la pensée), un entraî­ne­ment à la non-res­pi­ra­tion doit également être pos­si­ble (comme celui du non-mou­ve­ment ou du non-pensée) Si l’on peut s’entraî­ner à aller tou­jours plus vite, il doit être également pos­si­ble de s’entraî­ner à la pause abso­lue. Tout mou­ve­ment existe par son contraire, de sorte à ce que des entraî­ne­ments inten­sifs pour domi­ner et contrô­ler le corps (le rendre plus rapide, plus souple, plus résis­tant) lais­sent entre­voir la pos­si­bi­lité d’un anti-entraî­ne­ment pour réus­sir à aban­don­ner com­plè­te­ment le mou­ve­ment, la résis­tance ou la sou­plesse : du cham­pion au cada­vre.
Si le sport nous est décrit comme la vie et son exal­ta­tion, per­sonne ne peut nier qu’à la fin de toute vie il y a la mort.

Contrairement à l’idée qui vou­drait que l’art s’adresse au plus grand nombre, le tra­vail de l’artiste espa­gnole Dora García (née en 1965 à Valladolid, vit et tra­vaille à Barcelone), prin­ci­pa­le­ment connue pour ses dis­po­si­tifs de per­for­mance, porte sur ce qui se joue à l’échelle d’un indi­vidu : elle choi­sit sous une forme radi­ca­le­ment concep­tuelle, acces­si­ble et élégante, d’émettre des mes­sa­ges sin­gu­liè­re­ment codés, char­gés de sus­ci­ter une rela­tion spé­ci­fi­que avec chacun des visi­teurs. Dora García s’inté­resse à tout ce qui inter­vient dans la com­mu­ni­ca­tion entre un artiste et son public : l’art ne repré­sente plus le monde mais devient lui-même pro­duc­teur de réa­li­tés sou­vent à la limite de la fic­tion. Il incite à vivre des expé­rien­ces autres que les situa­tions habi­tuel­les, à la fois sim­ples et dif­fi­ci­les à saisir.
Le tra­vail de Dora García a fait l’objet d’expo­si­tions mono­gra­phi­ques notam­ment au MACBA à Barcelone, au Reina Sofia à Madrid et au SMAK à Gand. Elle a repré­senté l’Espagne à la Biennale de Venise en 2011, par­ti­cipé au Skulptur Projekte Münster 07, à la Biennale de Sydney et la Biennale de Lyon en 2009, ainsi qu’à Documenta 13 en 2012.

JEAN-LOUIS GONNET
Comme un seul homme – 2001 – 15 min
Dans le huis-clos d’un ves­tiaire, des rug­by­men se livrent aux der­niers rituels. Baume aux corps, échauffement des âmes tout entiè­res ten­dues dans l’attente du combat. Le propos n’est pas uni­que­ment de filmer la pré­pa­ra­tion d’une équipe de rugby, mais également d’en faire sentir la dimen­sion humaine, indi­vi­duelle et col­lec­tive, au tra­vers des rituels cachés.

Jean-Louis Gonnet est un réa­li­sa­teur fran­çais né à Oullins (Rhône) en 1956. Après des études pho­to­gra­phi­ques à Genève et à l’École des Beaux-Arts d’Orléans de 1975 à 1981, où il obtient le diplôme natio­nal supé­rieur d’expres­sion plas­ti­que en 1981, Jean-Louis Gonnet a par­fait sa for­ma­tion en tant qu’assis­tant-réa­li­sa­teur de fic­tions et docu­men­tai­res.
Il a tra­vaillé de 1994 à 1997 au sein de la société de pro­duc­tion Les Films du Fleuve. Il a été assis­tant-réa­li­sa­teur de nom­breux films docu­men­tai­res et de fic­tion. Il a effec­tué des inter­ven­tions en écoles des Beaux-Arts et en lycée dans le cadre des films réa­li­sés. Il est délé­gué du court métrage de la Société des Réalisateurs de Films. En plus des films de com­mande pro­duits par Canal+, La Sept vidéo, Arte ou La Cinquième, il a depuis réa­lisé plu­sieurs films per­son­nels sélec­tion­nés dans de nom­breux fes­ti­vals et plu­sieurs fois primés. Il col­la­bore avec la Compagnie de théâ­tre Merlin.
Il par­ti­ci­pait également à la réa­li­sa­tion de l’émission Le Dessous des cartes et Metropolis.

Informations

Entrée libre 


Les films sont visibles aux horaires de la Maison populaire de 10 h à 21 h en semaine et le samedi de 10 h à 17 h 


En partenariat avec la Collection départementale d’art contemporain de la Seine-Saint-Denis

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Saison 2013-2014
Juillet-Août 2014
rendez-vous mensuel de 10 h à 17 h
du mercredi 11 au samedi 21 juin 2014
Vendredi 6 juin 2014 à 20 h
Du 30 avril au 5 juillet 2014
Vendredi 21 mars 2014 à 20 h
Du lundi 3 au jeudi 13 mars 2014
Du 15 janvier au 5 avril 2014
du 6 au 31 janvier 2014
Commissaires : Anne-Lou Vicente, Raphaël Brunel et Antoine Marchand
de janvier à décembre 2014
Vendredi 13 décembre 2013 - à partir de 18 h
du 1er au 31 décembre
samedi 9 novembre 2013 de 14 h à 20 h
du 1er novembre au 30 novembre
Rendez-vous mensuel de 14 h30 à 16 h
du 1er octobre au 14 décembre 2013
Du 2 octobre au 14 décembre 2013
Du 1er septembre au 15 novembre
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