2 février 2005

Régis Michel

Séminaire consacré à Haderlump
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Haderlump : la femme de rien. Vidéocritique de la lum­pa­na­lyse freu­do­la­ca­nienne
Pourquoi la psy­cha­na­lyse est-elle si « miso­gyne » ? Chez Freud, comme chez Lacan, l’hor­reur congé­ni­tale de la fémi­nité (pas­si­vité, maso­chisme et cas­tra­tion - on en passe, et de bien pires), finit par pro­duire le plus extra­va­gant des phal­lo­go­cen­tris­mes : un vrai « culte » du phal­lus, fût-il concep­tuel, comme les Grecs eux-mêmes n’osaient en rêver, Délos inclus. Le cons­tat n’est pas neuf (loin s’en faut). Il y a long­temps que les fémi­nis­tes ont fait le procès de ce délire concep­tuel où triom­phe... un organe sans corps - et quel organe ! Mais la cause est « perdue ». Car c’est tout l’édifice, plutôt bancal, de la psy­cha­na­lyse, qui se fonde, si l’on ose dire, par oxy­mo­ron, sur ces vec­teurs répres­sifs de l’éros occi­den­tal, le manque, le déni, le féti­che (et consorts). Haderlump, dit Freud de la cour­ti­sane. La femme qui s’émancipe est une femme de « peu » : une femme de « rien ». Par où la « misoa­na­lyse » devient « lum­pa­na­lyse », et la misère du désir devient désir de misère (sexuelle). Malaise dans la subli­ma­tion...

- Piste 01 : Haderlump : la femme de rien. Vidéocritique de la lum­pa­na­lyse freu­do­la­ca­nienne (17/01/06)

Informations

Régis Michel, conservateur en chef au département des Arts graphiques, musée du Louvre.

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