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Sun in Your Head

« Coyotes » et frontières : Genres, migrations et artistes de la performance en Amérique centrale

vendredi 28 mars 2008 à 20 h 30
projections suivies d’une discussion

Si l’Amérique Centrale est le lieu aujourd’hui d’un patriar­cat qui s’arti­cule désor­mais à la com­plexité d’une situa­tion de glo­ba­li­sa­tion économique, au sein de laquelle les maqui­la­do­ras , les migra­tions trans­fon­ta­liè­res avec les États-Unis et un fémi­ni­cide qui sévit actuel­le­ment en Centre-Amérique, jouent un rôle déter­mi­nant, elle est aussi la matrice de nou­vel­les géné­ra­tions d’artis­tes dont le tra­vail de per­for­man­ces recèle une rare force et inten­sité. En pré­sen­tant le tra­vail d’artis­tes per­for­meu­ses méconnues en France, nous avons sou­haité nous faire plus lar­ge­ment le reflet de la vita­lité et radi­ca­lité du fémi­nisme latino-amé­ri­cain et de l’expres­si­vité et puis­sance d’évocation de ses résis­tan­ces incar­nées.

Qui peut effacer les traces ? Regina José Galindo

Poétesse et per­for­meuse, Regina José Galindo figure depuis le milieu des années 90 comme une des artis­tes gua­té­mal­tè­ques les plus emblé­ma­ti­ques de sa géné­ra­tion. Au cours de ses per­for­man­ces contro­ver­sées, dans les­quel­les son propre corps est le véhi­cule par lequel elle dénonce les conflits poli­ti­ques et sociaux, la vio­lence et l’injus­tice économique, elle rend hom­mage aux morts et dis­pa­rus de la guerre civile des années 80-90, et de la dic­ta­ture géno­ci­daire du géné­ral Rios Montt. Son tra­vail est aussi une expli­ci­ta­tion de la vio­lence faite au corps des femmes dans le monde actuel, et plus spé­ci­fi­que­ment en Amérique Latine, avec le fémi­ni­cide qui a cours en Amérique cen­trale, la sur­va­lo­ri­sa­tion de la vir­gi­nité des femmes, leur exploi­ta­tion sexuelle, les vio­len­ces domes­ti­ques. "Je suis un lieu commun (…) Je suis femme la plus com­mune entre les com­mu­nes" écrit Regina José Galindo. Portant jusqu’à sa limite l’affir­ma­tion que l’art est la vie, Regina José Galindo trans­cende la dimen­sion artis­ti­que de ses per­for­man­ces, qui contri­buent de manière poé­ti­que, à sou­la­ger, comme elle le dit, la dou­leur col­lec­tive du peuple gua­té­mal­tè­que.

Vidéos-per­for­man­ces
¿Quien puede borrar las huel­las ? (2003, 1’50’’)
Mientras, ellos siguen libres (2007, 2’25’’)
Himenoplastia (2004, 7’)
Perra (2005, 5’20’’)
Ablucion (2007, 4’)
Limpieza social (2006, 2’)

Borderline et territoires invisibles - Maria Adela Diaz

“J’exprime à tra­vers mon corps, le sublime de mon genre et sa trans­for­ma­tion est ma manière de com­mu­ni­quer mes accords et désac­cords avec la vie. En l’uti­li­sant comme un medium, je véhi­cule mes objec­tions aux décep­tions poli­ti­ques, aux socié­tés patriar­ca­les, et aux phi­lo­so­phies dis­cri­mi­nan­tes. » Maria Adela Diaz

Artiste émergente de l’art contem­po­rain gua­té­mal­tè­que, qui, à l’instar de Regina José Galindo, met en œuvre une esthé­ti­que du retour­ne­ment du stig­mate, Maria Adela Diaz tra­vaille autour de la condi­tion des femmes et celles des migran­tes et migrants aux Etats-Unis.

Vidéo-per­for­man­ces
Territorio invi­si­ble (2005, 2’)
Borderline (2005, 2’)

Performing the border - Ursula Biemann

Artiste, théo­ri­cienne et com­mis­saire d’expo­si­tions, Ursula Biemann est auteure de nom­breu­ses œuvres autour des thèmes des fron­tiè­res, mobi­li­tés, tech­no­lo­gies et de la dimen­sion genrée des migra­tions.

Vidéo–essai
Performing the border (1999, 45’)

« Performing the border, enquête sur les condi­tions de vie et de tra­vail des femmes dans la vaste arrière-cour de l’économie amé­ri­caine au sud de la fron­tière entre les États-Unis et le Mexique.
Prenant comme point de départ une publi­cité de la société Elamex qui vend la main d’œuvre fémi­nine au prix d’un dollar l’heure, la vidéaste montre que la cons­truc­tion sociale et tech­ni­que de la fron­tière s’étend jusqu’à la sexua­lité de celles dont la « per­for­mance » est vantée dans l’image. Si le récit d’une femme « coyote » - ou pas­seur de fron­tière - permet d’envi­sa­ger des sor­ties pos­si­bles de ce sys­tème de contrôle, l’his­toire des meur­tres en série autour de la ville mexi­caine de Juarez pose des ques­tions inquié­tan­tes concer­nant la séria­li­sa­tion de la vie humaine pour la fabri­ca­tion de mar­chan­di­ses hi-tech (ordi­na­teurs, etc.). » (Multitudes 15, hiver 2004)

Informations

Une collaboration avec l’association Le peuple qui manque

À la Maison populaire
Accès libre, dans la limite des places disponibles.

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