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Sous le signe de l’hospitalité.

Septembre 2006

Une saison riche en nou­vel­les actions, qui, pour la majo­rité d’entre elles, sont ins­cri­tes dans une démar­che col­la­bo­ra­tive. Et ce n’est pas seu­le­ment le budget peau de cha­grin de la Culture, qui nous incite à mutua­li­ser les actions dans l’attente de jours meilleurs. C’est une nou­velle façon de penser le « tra­vail » qui s’est étendue comme une pou­drière au côté de ceux qui depuis des années ont eu pour leit­mo­tiv « résis­tance », véri­ta­bles empê­cheurs de faire « tour­ner rond » la société du spec­ta­cle.
Gagnés par cette matu­rité de penser, les pro­fes­sion­nels du sec­teur, met­tent le citoyen au cœur des actions comme « agent » acteur et non consom­ma­teur, là où ce n’est plus le chif­fre qui fait force de loi, mais la mul­ti­tude des actions comme autant de pos­si­bi­li­tés à être ensem­ble et à œuvre pour le bien commun.

Vous trou­ve­rez dans cet esprit, la pro­po­si­tion de l’ate­lier de créa­tion vidéo d’actua­li­tés démo­cra­ti­ques, une idée lancée par Stéphane Goudet, direc­teur du cinéma Le Méliès, que nous avons attra­pée au vol. Je vous invite à lire ici son texte, un mani­feste dif­fusé au niveau natio­nal ! Notre col­la­bo­ra­tion se pour­suit par ailleurs sur le cycle des Écrans phi­lo­so­phi­ques, enri­chies de cinq nou­vel­les séan­ces d’Écrans psy­cha­na­ly­ti­ques.
Le sémi­naire, Ce qui force à penser, ren­contres heb­do­ma­dai­res du mardi, en phi­lo­so­phie et en psy­cha­na­lyse sera enri­chi par cinq ren­contres autour de l’art in vivo et de trois ren­contres autour des valeurs sym­bo­li­ques por­tées par l’Éducation popu­laire à l’occa­sion du 70e anni­ver­saire du Front popu­laire. Les répé­te­rons-nous assez ? Si en repar­ler semble néces­saire, les mettre en pra­ti­que reste tou­jours d’actua­lité.

Je vous invite à décou­vrir « a c t i v i s t e m e n t » les rési­den­ces de créa­tion artis­ti­ques. L’une autour du projet pho­to­gra­phi­que EU Women, qui a pour thème, la femme en Europe, sous la conduite de Véronique Bourgoin, artiste et direc­trice de l’ate­lier Reflexe, et qui se dérou­lera dans le cadre de l’ate­lier pho­to­gra­phie avec les per­son­nes sou­hai­tant s’y ins­crire. Les tra­vaux rete­nus feront partie de la dif­fu­sion inter­na­tio­nale de l’expo­si­tion iti­né­rante qui pré­sen­tera également une publi­ca­tion et un CD-Rom.
L’autre, autour du projet de créa­tion musi­cal Il était temps, sous la hou­lette du com­po­si­teur Jean-Louis Mechiali de la com­pa­gnie Lutherie Urbaine, avec l’inter­ven­tion de Bebson de la rue, réu­nira plu­sieurs ate­liers, allant de la cons­truc­tion d’ins­tru­ments à l’inter­pré­ta­tion, pour donner lieu à deux repré­sen­ta­tions au soir du 31 décem­bre au théâ­tre Berthelot, en alter­nance avec les dîners de réveillons de la Ville.

La pro­gram­ma­tion musi­cale sera lancée par le concert excep­tion­nel de la magni­fi­que Souade Massi à la salle des fêtes, avec en pre­mière partie Marcelo Pretto, inter­prète bré­si­lien à la voix remar­qua­ble. Réservez vos places dès main­te­nant !
La saison musi­cale fera la part belle à la voix, par les nom­breux mas­ters class et la créa­tion autour des chants du monde. La pro­gram­ma­tion de concerts chan­son fran­çaise sera encore une fois l’occa­sion de décou­vrir de nou­veaux talents qui seront, nous l’espé­rons, en haut des affi­ches de demain.

À l’affi­che aussi, les artis­tes plas­ti­ciens pré­sen­tés par Émilie Renard, com­mis­saire invi­tée par la Maison popu­laire dans le centre d’art pour le der­nier volet de Madame la Baronne était plutôt manié­rée, assez rococo et tota­le­ment baro­que et de Suites baro­ques dans le cadre de la 8e bien­nale d’art contem­po­rain Art Grandeur Nature, Mutations urbai­nes, orga­ni­sée par le Conseil géné­ral de la Seine-Saint-Denis dans l’ancienne bras­se­rie Bouchoule à Montreuil.. Elle n’a pas fini de nous sur­pren­dre la créa­trice de la baronne.
En 2007, la com­mis­saire invi­tée sera Aurélie Voltz. Sa pro­po­si­tion d’expo­si­tion pren­dra part à la mani­fes­ta­tion artis­ti­que d’enver­gure inter­na­tio­nale coor­don­née par tram, réseau d’art contem­po­rain Paris / Île-de-France dans 25 struc­tu­res simul­ta­né­ment et dont le thème fédé­ra­teur sera l’hos­pi­ta­lité.
Rendez-vous donc pour un prin­temps chaud !

Alors que je m’apprê­tais à vous pré­sen­ter nos actions en culture numé­ri­que sous la ban­nière de la parole citoyenne et des logi­ciels libres, j’apprends qu’en cette nuit esti­vale, l’Assemblée et le Sénat ont voté à main levée le projet de loi DADVSI (droits d’auteur et droits voi­sins dans la société de l’infor­ma­tion). Par cette déci­sion, nos liber­tés citoyen­nes vien­nent d’être sol­dées à Vivendi, Lagardère, Microsoft et Apple ! Voici quel­ques-uns des pro­blè­mes iden­ti­fiés dans cette loi : une exten­sion abu­sive du droit d’auteur ; une pré­somp­tion de culpa­bi­lité géné­ra­li­sée pour le public ; une cen­sure des auteurs de logi­ciel libre ; une res­pon­sa­bi­lité aggra­vée du fait d’autrui ; une atteinte à la libre concur­rence ; une pri­va­ti­sa­tion de mis­sions réga­lien­nes ; une atteinte à la neu­tra­lité de la tech­ni­que.
Vous pouvez en cette ren­trée de sep­tem­bre taper DADVSI sur votre moteur de recher­che favori pour suivre les débats en ligne, qui ne vont pas man­quer de viru­lence…
Sans plus tarder, à lire donc dans cette bro­chure, les rubri­ques consa­crées aux actions numé­ri­ques autour de la parole citoyenne et des logi­ciels libres.

Merci aussi de remar­quer, et de parler autour de vous, sur l’acces­si­bi­lité dès cette ren­trée à cer­tains cours d’infor­ma­ti­que aux per­son­nes mal­voyan­tes et aux per­son­nes sour­des ou malen­ten­dan­tes.

Nouveau aussi la pré­pa­ra­tion au cer­ti­fi­cat de langue euro­péenne en anglais et en espa­gnol.

Et si je ne parle pas de tous les autres ate­liers, c’est qu’elles pour­sui­vent leurs tracés tout en se boni­fiant comme le bon vin.

Enfin, je remer­cie les inter­ve­nants des ate­liers, très pros, mes col­la­bo­ra­teurs pro­ches et tous par­ti­cu­liè­re­ment les adhé­rents qui mor­dent dans la pomme à belles dents par le tra­vail qu’ils réa­li­sent dans les dif­fé­ren­tes com­mis­sions.

Annie Agopian, direc­trice

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