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La Maison populaire, une histoire en mouvement

Si vous souhaitez vous aussi apporter un moment singulier de votre passage à la Maison populaire, nous le publierons sur le site.
hier…

En 1966, la ville de Montreuil doit faire face à une aug­men­ta­tion notoire de sa popu­la­tion qui en 10 ans pro­gresse de 18%, Elle entre­prend alors la cons­truc­tion d’équipements et d’immeu­bles col­lec­tifs en masse pour faire face à la demande. Elle fait de la jeu­nesse une de ses prio­ri­tés et c’est dans ce contexte que la « Maison des jeunes » voit le jour, en por­tant en elle les valeurs de l’éducation popu­laire. Elle est Inaugurée le 21 sep­tem­bre 1966 par André Grégoire, Maire de Montreuil, en pré­sence du chan­teur Jean Ferrat. Sa direc­tion est confiée à Jean Guérin, comé­dien et met­teur en scène.

À cette époque, coexis­tent dans le MJC des acti­vi­tés théâ­tra­les et de plein air. Certains jours des jeunes vien­nent entre copains écouter des dis­ques, jouer aux cartes, au ping-pong, d’autres récla­ment un ciné-club, un labo photo.
Trois ans plus tard Jean Guérin fonde le Théâtre École de Montreuil rue des Roches. Dès lors la direc­tion de l’asso­cia­tion est confiée à Jean-Pierre Bourguet (plas­ti­cien) de 1969 à 1974. C’est lui qui en 1970 a insuf­flé l’écriture des nou­veaux sta­tuts de l’asso­cia­tion pour la sortir du carcan MJC et lui ouvrir des hori­zons plus larges tout en conser­vant les valeurs ini­tia­les. Dans la foulée il a été decidé de changé l’inti­tulé de MJC en "Maison Populaire Pour la Culture et les Loisirs", inti­tulé devenu immé­dia­te­ment Maison Pop. Il orga­nise le choix d’un nou­veau nom lors d’une assem­blée fes­tive des adhé­rents au cours de laquelle il était inter­dit de contre­dire toute sug­ges­tion. Jean-Pierre Bourguet nous rap­porte dans un de mail " J’avais orga­nisé le choix d’un nou­veau nom lors d’une assem­blée fes­tive des adhé­rents au cours de laquelle il était inter­dit de contre­dire toute sug­ges­tion, la règle était qu’on ne pou­vait inter­ve­nir qui si on pro­po­sait un terme, pas pour contre­dire !!! D’où cette cons­truc­tion finale cumu­la­tive !!! Le vrai nom d’ailleurs était « 2093 Maison popu­laire pour la Culture et les loi­sirs » !!! Un nom qui déclare à lui seul un projet, un pro­gramme, des objec­tifs. J’avais en effet cal­culé début 70 d’après une enquête socio­lo­gi­que faite par nous-mêmes auprès d’échantillons de la popu­la­tion que le poten­tiel de l’équipement était de plus de 2000 adhé­rents à l’hori­zon 2000 ; 93 c’est pour le dépar­te­ment, j’envi­sa­geais en faire un pôle d’attrac­ti­vité pour tout le sud de dépar­te­ment et le sud-est pari­sien.
Les pro­po­si­tions d’acti­vi­tés se mul­ti­plient et l’idée d’ouvrir la struc­ture aux adul­tes est adop­tée. Les « Seventies » voient se déve­lop­per les acti­vi­tés phares de l’époque : émaux, bijoux, séri­gra­phie, photo, dac­tylo, danse folk­lo­ri­que, danse moderne, échecs, gui­tare, anglais, ping-pong et judo trou­vent leurs publics. Ainsi, c’est à partir de 1969 que l’asso­cia­tion s’ouvre véri­ta­ble­ment aux adul­tes. Certainement par la néces­sité de par­ta­ger et d’échanger dans un contexte animé.

En 1974, Francis Gendron prend la direc­tion. Il impulse par une plate-forme la créa­tion d’acti­vi­tés cultu­rel­les à l’inté­rieur et à l’exté­rieur de l’asso­cia­tion à laquelle toute la popu­la­tion est conviée à par­ti­ci­per tout en réaf­fir­mant le carac­tère uni­ver­sel de l’équipement.
Parallèlement les adhé­rents réunis en com­mis­sion réflé­chis­sent ensem­ble sur les mis­sions de l’asso­cia­tion pour reven­di­quer et défen­dre le carac­tère popu­laire de l’éducation. Ainsi l’asso­cia­tion sous le nom de « Maison popu­laire » pour la culture et les loi­sirs prend tout son sens.

Une pro­gram­ma­tion mul­ti­dis­ci­pli­naire est mise en place, avec une place de choix pour la dif­fu­sion ciné­ma­to­gra­phi­que et le Jazz. Ainsi qu’à la culture scien­ti­fi­que et tech­ni­que, par la mise à dis­po­si­tion du public de nou­vel­les tech­no­lo­gies, telles que les outils de la vidéo, les pre­miers Minitel et PC indi­vi­duels qui sont accom­pa­gnées par des expo­si­tions sur Les enjeux de la télé­ma­ti­que (1979). Enfin en 1982 des mani­fes­ta­tions autour des bio­tech­no­lo­gies et de la mani­pu­la­tion géné­ti­que abor­dent la bioé­thi­que, et ce juste avant l’ouver­ture du Musée de la Villette. L’ensem­ble est com­mu­ni­qué par l’édition du jour­nal « Narvalo » (fou en manou­che). Les cri­tè­res qua­li­ta­tifs et quan­ti­ta­tifs des actions, la valeur et le dévoue­ment des adhé­rents, le contact réel avec la popu­la­tion aux moyens de ces mani­fes­ta­tions font le succès gran­dis­sant de l’asso­cia­tion.

En 1986, Annie Agopian suc­cède à la direc­tion de la Maison popu­laire, elle pour­sui­vra les orien­ta­tions déjà mises en place et don­nera une impor­tance de pre­mier ordre aux acti­vi­tés sus­cep­ti­bles de moti­ver la curio­sité, la réflexion et la recher­che. C’est pour­quoi la phi­lo­so­phie, les autres scien­ces humai­nes se déve­lop­pent – psy­cha­na­lyse, géo­po­li­ti­que, socio­lo­gie - ainsi que des lieux publics qui pri­vi­lé­gient la parole et le débat d’idées, il s’agit des cafés lit­té­rai­res, des ate­liers d’écriture et de poésie.

La même année une expo­si­tion sur la bande des­si­née fera appel aux grands noms du sec­teur (des­si­na­teurs et éditeurs), et don­nera lieu à des actions péda­go­gi­ques, notam­ment la ren­contre avec Jean Solé, des­si­na­teur de BD, pour la créa­tion d’un jour­nal et de son illus­tra­tion en direct, d’après les dépê­ches venant en temps réel de l’AFP.
Les acti­vi­tés scien­ti­fi­ques et tech­ni­ques se dyna­mi­sent essen­tiel­le­ment à tra­vers des ate­liers et des expo­si­tions. L’expo­si­tion « Les nou­vel­les Images de syn­thèse » (1986) a permis de mettre à la dis­po­si­tion des publics ces nou­vel­les machi­nes/outils de pro­duc­tion artis­ti­ques, grâce à un tra­vail avec des entre­pri­ses cultu­rel­les du sec­teur et l’INA. Ainsi que de faire un tour d’hori­zon sur la pro­duc­tion ciné­ma­to­gra­phi­que uti­li­sant déjà les images de syn­thèse et de mettre en pers­pec­tive l’avenir et les enjeux cultu­rels et économiques consi­dé­ra­bles du sec­teur. Quant à l’expo­si­tion sur le « Le Son » (1988) elle a permis d’explo­rer les recher­ches condui­tes par l’IRCAM, la pré­sen­ta­tion d’objet depuis la cap­ta­tion à la dif­fu­sion du son, allant du muséal aux nou­veaux outils et logi­ciels non encore grand public. Elle a permis également de décou­vrir de nou­vel­les luthe­ries telles que Structures Sonores Baschet, d’explo­rer le chant dipho­ni­que avec Trân Quang Hai (eth­no­mu­si­co­lo­gue, CNRS- Paris), ou encore des par­cours sono­res ludi­ques et inte­rac­tifs. Au même moment Annick Nozati, comé­dienne et chan­teuse, donne des cours d’impro­vi­sa­tion vocale. Enfin, « Corps/Accord » (1989) a mis en avant les pro­duits issus de tra­vaux de recher­che de nou­veaux maté­riaux et de leurs uti­li­sa­tion dans les engins spor­tifs et d’enga­ger une réflexion autour du han­di­sport avec sa toute jeune Fédération inter­na­tio­nale.

Parallèlement, une intense pro­gram­ma­tion ciné­ma­to­gra­phi­que a lieu de 1986 à 1990 au théâ­tre Marcelin Berthelot, cycles de films thé­ma­ti­ques, films d’actua­lité et du patri­moine, cycles autour de cinéaste, rétros­pec­ti­ves des films primés aux fes­ti­vals de Cannes et de Venise, Make/Remake, du Cinéma expé­ri­men­tal. Tour du monde ciné­ma­to­gra­phi­que… La Maison popu­laire arrête cette pro­gram­ma­tion à l’ouver­ture du Cinéma Georges Méliès. Néanmoins sont déve­lop­pés des ate­liers d’écriture fil­mi­que et d’ana­lyse ciné­ma­to­gra­phi­que, ce qui a permis à cer­tains par­ti­ci­pants de pré­pa­rer le concours d’entrée à la FEMIS avec réus­site.

un tournant…

La struc­ture com­mence à se sentir étroite dans ses murs, plu­sieurs de ses acti­vi­tés sont déjà extra-muros. En 1989, année de la célé­bra­tion du bicen­te­naire de la Révolution Française, Annie Agopian posera alors la ques­tion « En quoi sommes nous révo­lu­tion­nai­res aujourd’hui ? À quoi aspi­rons-nous et quels sont nos besoins, ici et main­te­nant ? »
C’est la raison pour laquelle les adhé­rents sont invi­tés lors d’une « Assemblée géné­rale extra­or­di­naire des sans culot­tes de la Maison popu­laire » à pren­dre part à la réflexion d’un pro­gramme d’agran­dis­se­ment des bâti­ments pour le regrou­pe­ment de ses actions en un même lieu. Plus de trente per­son­nes s’y attè­lent, de l’écriture du pro­gramme jusqu’à la cou­leur des poi­gnées de portes… Un coup de cha­peau par­ti­cu­lier à Jacqueline Frahier, adhé­rente, qui a animé jusqu’au bout cette com­mis­sion avec une convic­tion remar­qua­ble. La pré­pa­ra­tion de cette Assemblée géné­rale extra­or­di­naire mobi­lise pour sa pré­pa­ra­tion trois grou­pes de tra­vail : théâ­tre, scé­no­gra­phie et cou­ture.
L’ate­lier théâ­tre est conduit par Alexis Chevalier, met­teur en scène et pro­fes­seur de l’ate­lier théâ­tre à la Maison popu­laire. Des adhé­rents de dif­fé­rents ate­liers tra­vaillent sous sa conduite. Leur per­for­mance vient entre couper la séance de l’assem­blée par l’irrup­tion de per­son­na­ges célè­bres de la Révolution fran­çaise qui inter­ro­gent l’assis­tance sur leurs besoins actuels, et les exhor­tent par leur joutes ver­ba­les et com­bats d’épées (par les adhé­rents de l’ate­lier escrime) de pren­dre part au débat. Le groupe de scé­no­gra­phie sous la conduite de Xavier de Richemond, scé­no­gra­phe, et de Michèle Cottin, plas­ti­cienne, confec­tionne les grands cali­cots qui ornent l’espace du centre des expo­si­tions sur la place de la Mairie. Ces cali­cots repré­sen­tent, l’Encyclopédie des Lumières. Enfin l’ate­lier cou­ture sous la conduite de Monique Vergnet a confec­tionné les cos­tu­mes pour le groupe théâ­tre et des patrons de vête­ments pour que chacun puisse confec­tion­ner le sien.
Ce fût un véri­ta­ble moment de grâce où l’habit pour une fois fit le moine, trans­for­mant chacun en un véri­ta­ble acteur et ce durant quatre années jusqu’à la cons­truc­tion du bâti­ment.

depuis …

1995, sous l’impul­sion de la direc­tion, des adhé­rents (plus de 2 400) et du col­lec­tif d’ani­ma­tion, le projet d’agran­dis­se­ment des lieux verra le jour avec en plus la créa­tion d’un sec­teur enfants avec une décli­nai­son d’acti­vi­tés adap­tées. Et d’un Centre d’Art contem­po­rain, Mira Phalaina, dont l’ori­gi­na­lité de la phi­lo­so­phie de pro­gram­ma­tion a été unique en France et a fait École depuis … En effet, il s’agit de garan­tir une grande diver­sité dans les thèmes et le choix des artis­tes expo­sés. Dans ce des­sein, Annie Agopian a fait le choix d’invi­ter chaque année un cura­tor dif­fé­rent qui dis­pose d’une entière auto­no­mie. La diver­sité et l’actua­lité des axes choi­sis carac­té­ri­sent donc cette exi­gence de prise de risque. Parce que chaque mani­fes­ta­tion est le fruit d’une expé­rience sin­gu­lière, d’une recher­che et d’une créa­tion col­lec­tive. Jean-Charles Massera s’inter­ro­geait en 1998 sur les aspi­ra­tions de sa décen­nie, « A quoi rêvent les années 90 ? », thème brû­lant d’actua­lité dans un mil­lé­naire où la quête d’idéaux carac­té­rise bien une jeu­nesse en proie au doute. Yves Brochard invi­tait à réflé­chir en 2005 sur la notion de rap­port au monde, de mise en espace et de regard comme sin­gu­la­rité sin­gu­la­ri­sante en emprun­tant un vers de Mallarmé, « le jeune le vivace et le bel aujourd’hui ». Christophe Gallois en 2008 ques­tionne le para­doxe du « neutre intense », ou com­ment ce qui paraît indif­fé­ren­cié et banal peut se révé­ler d’une force et d’une richesse de sens « inouïes ».

Le Centre d’art déve­loppe paral­lè­le­ment une pro­gram­ma­tion dédiée aux films d’artis­tes et au cinéma expé­ri­men­tal à tra­vers le cycle Sun in your head.
Un retour au sep­tième art avec les cycles de films Résonances qui fut animé par Laurent Aknin et les Écrans phi­lo­so­phi­ques, une col­la­bo­ra­tion qui se pour­suit depuis 2002 avec le Cinéma Méliès et le Collège International de Philosophie.

Cycles de cinéma accom­pa­gnés depuis 2004 par le sémi­naire Ce qui force à penser, une invi­ta­tion pour penser ensem­ble, avec la com­pli­cité de phi­lo­so­phes, de psy­cha­na­lys­tes, de socio­lo­gues, d’his­to­riens, de scien­ti­fi­ques et des per­son­na­li­tés du monde des arts plas­ti­ques.

d’un anniversaire à l’autre

En 1997-1998 la Maison Populaire célè­bre ses 30 ans et orga­nise à ce titre trois mani­fes­ta­tions artis­ti­ques mémo­ra­bles : deux rési­den­ces et une pro­gram­ma­tion ciné­ma­to­gra­phi­que qui réaf­fir­ment les objec­tifs qui sont les siens, éducation per­ma­nente et accès à la culture pour tous. Réaffirmer ces prio­ri­tés pour rap­pe­ler au citoyen son rôle d’acteur poli­ti­que dans la cité, à tra­vers des expé­rien­ces artis­ti­ques col­lec­ti­ves qui sus­ci­tent ouver­ture à l’alté­rité et donc ras­sem­ble­ment. Le cycle Citoyen-Spectateur, en col­la­bo­ra­tion avec Vincent Glenn, aborde l’action col­lec­tive, les muta­tions de sa forme clas­si­que – grèves, syn­di­cats - depuis la géné­ra­tion 1968, les pos­si­bi­li­tés de son renou­vel­le­ment, et incite le spec­ta­teur à pren­dre cons­cience de son (contre-) pou­voir s’il agit dans un col­lec­tif ras­sem­blé. Le com­po­si­teur Nicolas Frize est invité pour créer une œuvre musi­cale avec les mon­treuillois, qui aura pour nom, Révolution, je t’aime, titre pour le moins signi­fi­ca­tif de l’enga­ge­ment de l’auteur qui entend révé­ler la dimen­sion « popu­laire » de la musi­que, révé­ler la « partie sen­si­ble des gens ». Enfin, la Maison Populaire accueille en rési­dence Armand Gatti qui, à tra­vers "Le pre­mier voyage en langue Maya" rend hom­mage au poète gua­té­mal­tè­que Otto René Castillo, célè­bre la prise de parole, l’effort que se donne l’art pour réveiller les cons­cien­ces poli­ti­ques, pour faire avec le verbe ce que les hommes font avec les armes, en somme le but que se donne la Maison Populaire depuis sa créa­tion : « cons­cien­ti­ser » tout un chacun.

En 2001, dans le cadre de la créa­tion des ECM, Espace Culture Multimédia, la Maison Populaire obtient ce label et déve­loppe des actions de sen­si­bi­li­sa­tion, de for­ma­tion et de créa­tion pour tous les publics, dans l’uti­li­sa­tion des tech­no­lo­gies de l’infor­ma­tion et de la com­mu­ni­ca­tion à la fois comme outils d’accès à la culture et au savoir et comme outils d’expres­sion et de créa­tion. L’objec­tif étant d’impul­ser les ini­tia­ti­ves de pro­jets per­son­nels ou col­lec­tifs. Les acti­vi­tés sont très diver­si­fiées : ate­liers d’expres­sions, actions péda­go­gi­ques auprès des jeunes publics, rési­den­ces de créa­tion, accom­pa­gne­ment de pro­jets artis­ti­ques, actions de dif­fu­sion, accès libre à Internet. Qu’ils soient de nou­veaux talents ou de renom­mée inter­na­tio­nale, de nom­breux artis­tes vien­nent y par­ta­ger leur recher­che et leur démar­che : Carl Y, Magali Desbazeille, Atau Tanaka, Cécile Babiole, Jean-Pierre Balpe, Marika Dermineur, Michaël Sellam, RyBN, Wolf Ka, Anne Laforet…

L’asso­cia­tion donne une impor­tance par­ti­cu­lière aux rela­tions avec le public et crée des postes de « média­teurs » qui, dans le cadre du centre d’art, pren­nent en charge la conduite des expo­si­tions, les rela­tions avec les écoles, la pré­sen­ta­tion des actions et, dans le cadre de l’espace culture mul­ti­mé­dia, l’accom­pa­gne­ment des publics au sein de l’accès libre à Internet.

Dans le domaine musi­cal, la Maison popu­laire mène depuis 1997 dans sa salle l’Argo’notes une pro­gram­ma­tion de "nou­vel­les chan­sons fran­çai­ses". Une pro­gram­ma­tion régu­lière d’artis­tes en décou­verte.
À raison d’un concert par mois, de nom­breux artis­tes de toutes ori­gi­nes, aujourd’hui reconnus du grand public et où ont fait leurs pre­miè­res expé­rien­ces sur cette scène : Kamilya Jubran, Camille, Vincent Delerm, Lojo’Triban, Général Alcazar

L’ori­gi­na­lité, la qua­lité et la per­ti­nence artis­ti­ques sont les prin­ci­paux cri­tè­res de cette pro­gram­ma­tion. Les concerts sont orga­ni­sés en dou­bles pla­teaux qui ras­sem­blent des artis­tes autour de thèmes liés à un pays, un ins­tru­ment, un uni­vers musi­cal.
Cette pro­gram­ma­tion s’arti­cule plus glo­ba­le­ment au niveau muni­ci­pal en com­plé­men­ta­rité avec les autres lieux de dif­fu­sion de la ville.
La Maison popu­laire avait été à l’ini­tia­tive de la créa­tion du pro­gramme musi­cal "Silence" réu­nis­sant dans une même pla­quette toute la pro­gram­ma­tion musi­cale de la ville réa­li­sée par l’ensem­ble des par­te­nai­res. Cette édition du pro­gramme cha­leu­reu­se­ment accueilli par le public n’a mal­heu­reu­se­ment pu être pour­sui­vie pour des rai­sons bud­gé­tai­res...

L’Argo’notes devient au fil des ans un lieu reconnu pour la qua­lité de son accueil et de sa dif­fu­sion d’artis­tes en décou­ver­tes. Comme un lieu d’écoute, d’émotion et de proxi­mité pour le public et les pro­fes­sion­nels du réseau.

En 2003, c’est à la Maison popu­laire que siège du « Pôle res­sour­ces musi­ques et danses du monde de la Seine-Saint-Denis », qui est la struc­ture qui com­mu­ni­que avec l’ensem­ble des acteurs liés aux musi­ques du monde sur le dépar­te­ment. La Maison Populaire est ainsi la « tête du réseau », elle s’est enga­gée auprès du Conseil géné­ral pour assu­mer cette mis­sion, le Pôle, recueille et dif­fuse les infor­ma­tions ; celui qui permet aux acteurs de se ren­contrer pour sti­mule la dif­fu­sion des musi­ques du monde, encou­ra­ger et per­met­tre aux jeunes talents de s’expri­mer sur les scènes dépar­te­men­tale et régio­nale. Enfin pour favo­ri­ser les pra­ti­ques ama­teurs et la trans­mis­sion des cultu­res par l’ensei­gne­ment de pro­fes­sion­nels.

À l’occa­sion de la célé­bra­tion des soixante-dix ans du Front popu­laire en 2006, la Maison popu­laire met en place une rési­dence avec la com­pa­gnie Lutherie Urbaine, Jean Louis Mechali, les Urbs, Bebson de la rue (rap­peur de Kinshasa) et l’ate­lier slam, de 93 Slam Caravane pour la créa­tion du spec­ta­cle Il était temps… ! avec une ving­taine d’adhé­rents « musi­ciens » et « sla­meurs » de la Maison popu­laire. Cette créa­tion fut jouée le soir du 31 décem­bre au Théâtre Berthelot devant plus de 250 spec­ta­teurs.

Rayonnement dépar­te­men­tal du sec­teur musi­cal à tra­vers le réseau musi­ques et danses du monde et à tra­vers le MAAD, Musiques actuel­les / ampli­fiées en déve­lop­pe­ment en Seine-Saint-Denis, ce par­te­na­riat donne lieu à une mobi­li­sa­tion active autour de la dif­fu­sion de jeunes talents du dépar­te­ment : concerts, accom­pa­gne­ment de grou­pes.

Rayonnement natio­nal, l’ECM de la Maison popu­laire agit dans le cadre de la Fédération natio­nale des acteurs « culture et mul­ti­mé­dia ». « Passages », une ins­tal­la­tion inte­rac­tive de Joëlle Bitton pré­sen­tée à la Maison popu­laire en mai 2007 a permis de relier de manière intime des per­son­nes dans dif­fé­ren­tes villes, Inverness et Montreuil entre autres, par l’inter­mé­diaire du réseau.
Rayonnement natio­nal et euro­péen, le centre d’art Mira Phalaina par­ti­cipe à TRAM, réseau art contem­po­rain Paris / île de France, le but étant de tra­vailler en com­plé­men­ta­rité et de valo­ri­ser la pro­duc­tion artis­ti­que de la région. Rendre les villes com­plé­men­tai­res et faire connaî­tre les cen­tres d’art d’île de France. Le sym­bole est le « taxi tram » qui pro­pose sur une jour­née une visite de dif­fé­rents cen­tres d’art de la région.
L’ancrage dans de nom­breux réseaux et de par­te­na­riats conduit l’action de la Maison Populaire à dépas­ser le cadre stric­te­ment local, pour s’ins­crire dans une pers­pec­tive dépar­te­men­tale, régio­nale, natio­nale et euro­péenne.

Elle fête ses 40 ans à l’automne 2008… avec deux ans de retard

demain…

La diver­si­fi­ca­tion des formes de créa­tion et leur dif­fu­sion repré­sente un axe majeur de réflexion et cons­ti­tue le demain de la Maison Populaire.
Il appa­raît donc néces­saire pour la Maison Populaire de s’agran­dir à l’image des res­pon­sa­bi­li­tés crois­san­tes qui dépas­sent les poten­tia­li­tés de sa struc­ture actuelle. La démul­ti­pli­ca­tion des acti­vi­tés, le rayon­ne­ment des par­te­na­riats pré­sents et à venir et le rôle indis­pen­sa­ble de la Maison Populaire dans la vie des Montreuillois ren­dent néces­saire l’agran­dis­se­ment des lieux de tra­vail afin d’accueillir et de conti­nuer d’expé­ri­men­ter des pos­si­bles.
La Maison Populaire se donne de nou­vel­les direc­ti­ves et parmi elles, le projet de contrac­ter de nou­veaux par­te­na­riats au niveau euro­péen. Parce que l’Union Européenne cons­ti­tue à la fois un cadre d’exi­gen­ces qui for­cent les réseaux à s’élargir et en même temps une mine de riches­ses pour la culture, le rayon­ne­ment euro­péen devient une néces­sité car il permet par l’ouver­ture à l’alté­rité, aux autres cultu­res et aux autres agents, de démul­ti­plier les poten­tia­li­tés de créa­tion.

À ce jour le projet d’agran­dis­se­ment n’a pu voir le jour... mais les actions conti­nuent coûte que coûte en ces temps trou­blés... et nous rêvons déjà à de nou­veaux pro­jets...

Elle fête ses 50 ans en 2016

L’année 2016 étant placée sous l’égide du 50e anni­ver­saire de notre asso­cia­tion, nous avons sou­haité que ce moment puisse rendre compte de la vita­lité de la Maison popu­laire dans le faire ensem­ble, être une force invi­tante et de placer l’hos­pi­ta­lité avant toute chose !

En pro­po­sant une action qui pui­sent impli­quer les adhé­rents et les Montreuillois de manière fes­tive et par­ti­ci­pa­tive, afin de pou­voir mon­trer l’actua­lité et la péren­nité de la Maison popu­laire dans cette démar­che de longue date qu’est l’Éducation popu­laire.
L’idée d’un grand bal popu­laire fut adop­tée à l’una­ni­mité lors de l’Assemblée géné­rale en 2015 avec la par­ti­cu­la­rité d’y asso­cier les talents des adhé­rents du sec­teur musi­cale.

C’est ainsi que dès le mois de mai une pre­mière réu­nion de tra­vail s’est tenu avec les pro­fes­seurs les plus moti­vés du sec­teur musi­cal pour cons­truire et par­ti­ci­per à l’aven­ture de la créa­tion du Pop’Orchestre. Cela a permis de donner corps au projet en ouvrant la dis­cus­sion et l’échange sur les ques­tions incontour­na­bles de fond, de fina­li­tés, de forme, d’orga­ni­sa­tion péda­go­gi­ques, maté­riel et de com­mu­ni­ca­tion et d’y appor­ter au fur et à mesure coûte que coûte les solu­tions.

Il fut décidé de faire une jour­née de « Découverte des talents », où plus de 90 per­son­nes se sont pré­sen­tées auprès des sept pro­fes­seurs enca­drant les mas­ters class. De là l’aven­ture du Pop’orches­tre est parti !. Composé par des musi­ciens et chan­teurs enga­gés dans une pra­ti­que ama­teur dans notre asso­cia­tion, qui se sont inves­tis durant plus de cinq mois tous les diman­ches pour répé­ter ensem­ble dans des master class enca­drées par des pro­fes­sion­nels.
Plus de 1000 per­son­nes se sont retrouvé au Grand bal Populaire le Samedi 13 février 2016 à la salle des fête de la Mairie de Montreuil pour danser quatre heures durant sur les musi­ques effré­nées du Pop’orches­tre.
Les musi­ciens du Pop’Orchestre gal­va­ni­sés par la foule ont donné a leur tour le tour­nis aux par­ti­ci­pants, le par­quet de la salle des fêtes s’en sou­vient encore… il en reste des images et la péren­ni­sa­tion du Pop’orches­tre sous forme d’ate­lier heb­do­ma­daire.

Nous remer­cions la Municipalité pour la mise à dis­po­si­tion de la salle des fêtes, de son accom­pa­gne­ment dans l’orga­ni­sa­tion logis­ti­que de cette soirée et de son sou­tient sur le plan de la com­mu­ni­ca­tion de l’événement .

Informations

Historique commencé en avril 2008 par Chouchane Djergaian, stagiaire , grâce aux documents et aux propos recueillis auprès de Jacqueline Pezzotta, coordinatrice du secteur enfant et mémoire vivante de la structure depuis 1966, à la retraite depuis juillet 2010.

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