Projet pédagogique

Les 3R Seine-Saint-Denis

d’octobre à décembre 2010

Réduire, Réutiliser, Recycler

Atelier Arthécimus - Centre de loisirs élémentaires Danton

Projet en lien avec l’exposition La famille Farrell. Une exposition Seine-Saint-Denis style ! proposée simultanément à Mains d’œuvres (Saint-Ouen) et la Maison populaire (Montreuil).
Le projet « 3R Seine-Saint-Denis » (réduire, réutiliser, recycler) consiste essentiellement à sensibiliser des jeunes à l’art contemporain et aux questions de l’artisanat et du recyclage. Proposé par Seamus Farrell, artiste plasticien vivant entre Saint-Ouen et Marrakech, "les 3R" se développera dans le cadre d’un cycle d’ateliers à Montreuil et Saint-Ouen en écho à une grande manifestation d’art contemporain au Centre d’art de la Maison Populaire et à Mains d’Œuvres.

L’ATELIER :
Ce workshop de recyclage a déjà été réalisé sous une forme différente dans un autre contexte, à Fez et Rabat, villes où Seamus se déplace régulièrement. Les enfants seront encadrés par l’artiste pour réaliser des gravures sur des verres récupérés. La notion de travail est expérimentée du point de vue de l’artiste, de l’artisan et de l’entrepreneur comme une création permanente de gestes, doublement actifs, qui transforment aussi bien l’être que l’environnement. Les trois ateliers permettront une progression dans l’apprentissage de la technique à travers les exercices proposés, dans le but de développer la maîtrise gestuelle et la créativité personnelle.

SORTIES :
Maison populaire : Exposition La famille Farrell, une exposition Seine-Saint-Denis style !
Verrerie de Soisy : Atelier de travail artisanal du verre, soufflage et fusing
Centre de tri : "Le chemin du verre" avec les amis du tri

SEAMUS FARRELL
« Seamus Farrell travaille directement avec l’espace. Ses installations transforment ainsi les espaces donnés,
comme les salles d’exposition, à partir d’une réflexion pertinente sur le vocabulaire visuel de l’art contemporain et sur celui de notre relation à la tradition artistique et architecturale du XXe siècle. »
Robert Fleck

« S’il fallait inventer un terme pour décrire le personnage de Seamus Farrell, ce serait celui de “palimpsesteur palimdromique”*. Non seulement parce que son travail se construit par strates visuelles et culturelles superposées puis indissolublement imbriquées, mais aussi parce qu’il se frotte constamment à la réalité complexe du monde environnant dont il rend visibles, à sa manière, des couches parfois insoupçonnées. Ce va-et-vient entre l’art et la vie se traduit entre autres, par l’utilisation ou la récupération d’objets de toutes sortes, souvent banals ou modestes, qu’il transforme en petits trésors visuels, riches en sens et en références. Le tout avec une dose d’humour bien à lui. »
Enrico Lunghi

* palimpseste : support qui conserve la trace de plusieurs textes
superposés
* palindrome : qui peut être lu indifféremment de gauche à droite
ou de gauche à droite

MOHSSIN HARAKI
Mohssin Harraki porte une attention particulière aux repères sociaux et culturels qui lui sont inconnus. Harraki
est né au Maroc en 1981. Il fait une partie de ses études à Tétouan puis en France, à Toulouse et aux Beaux-Arts de Dijon. La première série de vidéos montrées au Lavomatique questionne certains enjeux sociaux d’une façon très modeste : il a interrogé des artistes avec lesquels il a eu l’occasion de collaborer ou de travailler l’année passée. Les questions posées n’ont rien à voir a priori avec l’art mais portent sur le racisme dans l’actualité, par exemple l’élection de Barack Obama ou celle du Maire de Rotterdam. Est-ce que ces changements vont modifier quelque chose dans le monde ? Est-ce que le racisme existe à cause du pouvoir religieux, politique ou de l’argent ? Harraki a essayé de capter la réaction des personnes qui l’entourent. Il ne s’agit donc pas d’un documentaire,
mais plutôt d’un témoignage sur la façon dont ces artistes voient le monde à un moment donné. L’artiste aimerait réaliser une série de témoignages, comme un « livre-vidéo » en fonction de l’actualité et de personnes qui acceptent de parler de questions aussi sensibles devant la caméra. Harraki cherche à mettre ses collègues-artistes dans une situation différente de celle qu’ils pensent connaître, car souvent entre artistes on parle d’art, mais pas d’actualités.
Cécile Bourne-Farrell

Informations

Une collaboration avec les services Culturel et Éducation de la ville de Montreuil dans le cadre du dispositif Arthécimus.

Artistes intervenants : Seamus Farrell et Mohssin Haraki

Partager

Haut de page