Thomas Hirschhorn
Vendredi 5 mai 2017 de 20h à 22h
Rencontre avec l’artiste
Dans le cade de l’exposition L’Autre... De l’image à la réalité 2/3 : Face à l’Autre
Thomas Hirschhorn nous éclairera sur les raisons pour lesquelles il est aujourd’hui important de montrer et de regarder des images de corps humains détruits comme celles qu’il a utilisées et incorporées dans ses travaux, et clarifiera son intérêt à travailler avec la « Pixellisation » en 9 points : Décision, Autorité, Abstraction, « Facelessness », « Poussé au bord », Esthétique, Le pire est censuré, Hypocrisie, Authenticité.
La pixellisation ou le floutage sont un phénomène grandissant : de plus en plus utilisé dans les magazines et les journaux pour cacher les identités, les organes génitaux des personnes, comme une forme de censure ou pour cacher l’horreur des corps mutilés par la guerre et la terreur. Cette habitude a fini par endosser une valeur d’authenticité, les images partiellement pixélisées paraissant plus authentiques aux yeux des spectateurs.
L’utilisation de tels procédés est justifiée par la « protection du spectateur », la protection quelque chose dans l’image elle-même, ou la protection d’une information censée apparaître dans l’image. Cette manipulation autoritaire infantilise ou manipule le spectateur. Et conséquemment, crée la confusion, la frustration et, volontairement ou non, rend les choses plus « hiérarchiques ».
Thomas Hirschhorn est né à Berne en 1957, il vit et travaille à Paris
Aujourd’hui l’un des artistes suisses les plus importants sur la scène internationale, Thomas Hirschhorn est l’auteur d’une œuvre (installations in situ, films, dessins, etc.) immédiatement reconnaissable tant pour sa forte dimension politique que pour son vocabulaire formel singulier (basé sur une esthétique pauvre et marginale et des matériaux simples), à l’origine de nombreux débats et analyses sur les rapports entre problématiques artistiques et sociales dans le cadre de la mondialisation. Thomas Hirschhorn ne fait pas d’art politique, mais fait de l’art de manière politique. Ce qui l’amène à produire des images et des scénarios complexes mais singulièrement directs.
Les installations de Thomas Hirschhorn lui valent la reconnaissance du milieu artistique dès les années 1990. Hirschhorn expose ainsi à Paris, Munich, Berlin, Londres, Francfort, Bilbao, Venise, Lucerne, Berne, Fribourg, Genève, Saint-Gall...
En 2000, Thomas Hirschhorn reçoit le Prix Marcel Duchamp et en 2004 le Prix de la Fondation Beuys.
Captation sonore réalisée lors de la rencontre avec Thomas Hirschhorn à la Maison populaire le 5 mai 2017.
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Rencontre avec l’artiste Thomas Hirschhorn
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Réservations par téléphone au 01 42 87 08 68
Entrée libre