Écran social

Kathy Acker / David Wojnarowicz : Sexualités pirates

mercredi 16 avril 2008 à 20h

en présence de Marion Scemama et François Pain.

programmation et présentation de la séance par Kantuta Quiros et Aliocha Imhoff de l’association Le peuple qui manque.

  The blue tape de Kathy Acker et Alan Sondheim (1974, 55’)

  Sex series and others de David Wojnarowicz, Marion Scemama et François Pain (1989-1998)

David Wojnarowicz et Kathy Acker ont ciselé leur art de colère et de désir « comme des armes imaginaires de résistance aux pouvoirs établis ». Cette séance est consacrée à ces deux magnifiques écrivains, performeurs, vidéastes qui ont évolué dans l’East Village new-yorkais des années 80-90, quartier cosmopolite de la scène punk et artistique underground, où squatters, travestis, prostitués, junkies et artistes fauchés se côtoyaient.

Artiste éruptive de la contre-culture, Kathy Acker illumine cette scène new-yorkaise des années 70-90, avec un travail schizophrénique de la langue qui s’articule à une critique sociale, et une recherche en partie autofictionnelle d’exploration d’identités morcelées et androgynes, annonciatrice des féminismes queer contemporains.

« Kathy Acker (1947-1997) a laissé derrière elle quelque vingt-cinq années passées à se battre avec l’écriture, ainsi qu’une quinzaine de romans underground évoquant sang, sexe et folie.
Petite fille de la Beat Generation et grand-mère des riot girls, la sulfureuse Kathy Acker, auteure atypique et décadente, n’a eu de cesse de crier sa liberté, éternellement à contre-courant. Acker était une artiste en rupture de tout. De la littérature classique, qu’elle remettait en cause avec véhémence ; de la bourgeoisie, dont elle se méfiait ; du féminisme traditionnel, qu’elle évitait scrupuleusement ; des machos, qu’elle détestait. Burroughs punk et nymphomane, mais aussi la grand-mère du mouvement post féministe fortement teinté de lesbianisme. »
Extraits de "Kathy Acker, à coeur et à cris", Patrick Thévenin

Inédite en France, rarement montrée aux Etats-Unis, unique production filmique de Kathy Acker, The blue tape , vidéo coréalisée avec le poète, artiste et performer Alan Sondheim, est un « journal expérimental » de leur relation, exploration sans fard de l’intimité et des rapports entre sexualité et pouvoir dans le couple.

David Wojnarowicz a décrit par son art hallucinatoire la faune interlope de l’East Village, ses rencontres sexuelles furtives et anonymes, sa révolte politique contre la société américaine, son homophobie et son ultra-conservatisme face à l’épidémie du sida, notamment.
La série des Sex Series and others , co-réalisée avec les cinéastes Marion Scemama, et François Pain résulte de leur longue amitié, et laisse se dessiner les rêves et cauchemars de Wojnarowicz, sa rage devant le traitement que réserve «  l’usine à tuer américaine » aux marginaux et laissés-pour-compte du rêve américain.

Informations

Projections suivies d’une discussion.

Une collaboration entre la Maison populaire, le cinéma Le Méliès et l’association Le Peuple qui manque (www.lepeuplequimanque.org).

Les séances ont lieu à 20 heures. Pour des raisons relatives à la disponibilité du film, vérifier qu’elles ont bien lieu, ainsi que l’horaire qui peut varier selon la durée de la projection, auprès du cinéma Le Méliès 01 48 58 90 13, ou de la Maison Populaire de Montreuil 01 42 87 08 68 / www.maisonpop.fr.

Pour la projection un droit d’entrée est perçu :
- tarif plein : 5,50 euros
- tarif carte passion et - de 25 ans : 4,35 euros
(réservé aux Montreuillois, aux habitants du 20ème arrondissement, et aux adhérents Renc’Art munis de leur carte, chômeurs)
- carnet de 10 places : 39 euros

La rencontre a lieu ensuite, l’entrée y est libre et gratuite dans la limite des places disponibles.

Au cinéma Georges Méliès Centre commercial M° Croix-de-Chavaux (ligne 9) 93100 Montreuil

- Pour plus d’informations sur les écrans : Annie Agopian

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