philosophie

Emmanuel Levinas : l’hospitalité, la différence sexuelle et l’animalité (3/3)

mardi 23 janvier 2007 à 20 h

par Paulette Kayser, docteur en philosophie à l’université de Paris VIII
Dernière publication : Emmanuel Levinas : la trace du féminin, éd. PUF, 2000

Les notions suivantes seront au cœur de trois conférences destinées à rendre hommage à Emmanuel Levinas : l’hospitalité, la différence sexuelle et l’animalité.

 Emmanuel Levinas est le précurseur de toute pensée préoccupée ces jours-ci par l’exigence d’une hospitalité inconditionnelle, infinie ou absolue, à distinguer de l’hospitalité juridique. Cette hospitalité ne précède pas seulement le droit, mais aussi la propriété, elle serait antérieure à tout choix et à toute origine et dans ce sens précisément an-archique faisant de chaque demeure une terre d’asile.

 La différence sexuelle est essentielle dans l’œuvre de Levinas et elle représente un vecteur fondamental du cheminement de sa pensée. Quoi que, dans une perspective masculine, Levinas ne l’aborde pas comme une différence spécifique quelconque, mais comme différence tranchant sur toutes les autres différences, dans la mesure où elle conditionnerait la possibilité même de la réalité comme multiple.

 Les descriptions de l’animalité, dans de nombreux textes, s’y avèrent toujours ambiguës : que celles-ci apparaissent comme l’envers érotique d’une hospitalité féminine ou comme Bobby, à la fois chien et dernier kantien de l’Allemagne nazie.
On découvrira que l’hospitalité, la différence sexuelle et l’animalité, représentent des notions distinctes qui renvoient cependant constamment l’une à l’autre.

Quel serait leur lien et quelles conséquences seront à envisager, si une exigence primordiale de l’existence actuelle est de nourrir la pensée avec de l’espoir ?

P. K.

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